Le hit-parade des insultes à nos flics (28/07/2007)

Le hit-parade des insultes à nos flics (28/07/2007)
Lors des contrôles, les policiers se font de plus en plus souvent traiter de tous les noms !

BRUXELLES Le constat est là. Triste mais hélas bien réel. Pas un jour ne passe sans qu'un policier ne soit insulté, injurié, voire même frappé. "C'est un phénomène général de la société. Le respect n'est plus une chose primordiale", commente le porte-parole de la zone Bruxelles- Ouest qui comprend les communes de Molenbeek, Ganshoren, Jette, Koekelberg et Berchem-Sainte-Agathe. "Il y a un estompement des normes. Même un uniforme n'inspire plus le respect."

Dans la rue, le résultat est là. Régulièrement, lors de leurs interventions, les policiers sont traités comme des moins que rien. "Fils de p..., Sale flic, pour qui tu te prends ?, tu n'as donc rien d'autre à faire ?" Des insultes qui sont pourtant d'une banalité affligeante pour les policiers.

Les suspects interpellés en rue à qui il est simplement demandé parfois de montrer leur carte d'identité se rebiffent. "Je ne vois pas pourquoi on devrait lui montrer nos papiers", nous dit un jeune que nous avons croisé en rue. Euh, parce qu'il est de la police et qu'il le demande. Nous avons eu droit, nous aussi journaliste, aux insultes..., nous traitant d'amis de policiers... Et franchement, se faire insulter n'est pas très agréable. On imagine alors ce que l'agent doit ressentir alors qu'il représente la loi, l'autorité...

Et encore, là, ce sont les mots... On ne parle pas des cas de rébellion, des coups portés aux inspecteurs, et même des morsures ! "L'an dernier, nous avions eu 678 dossiers de ce type : 337 pour outrages, 341 pour rébellion. C'était le double de l'année précédente", nous confie le porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale-Ixelles. Et cette année ? "Nous en sommes déjà à 352 !" Le triste record sera battu.

"C'est vrai, les statistiques augmentent chaque année", confirme le porte-parole de la zone Ouest. "L'an dernier, nous avions eu 192 dossiers de rébellion. En 6 mois, nous sommes déjà à 113 !" Idem pour les outrages. "132 faits en 2006, 68 pour le premier semestre."

Aucune commune ne semble épargnée par le phénomène. Les policiers de Saint-Gilles, Anderlecht et Forest sont logés à la même enseigne : 200 rébellions en un an et 167 outrages. "Et cette année, déjà 97 rébellions et 106 outrages", nous confirme la porte-parole. À l'aéroport, c'est la même chose. "Les insultes pleuvent, les gens ne supportent pas qu'on leur dise qu'ils ne peuvent pas stationner devant l'entrée."

Que faire ? Dresser procès-verbal à chaque écart est hélas la seule possibilité. Le policier n'est pas là pour apprendre aux personnes qu'il contrôle les règles de politesse. Peut-être qu'une mise à disposition du parquet, se terminant au mieux par une transaction financière, au pis par un séjour dans une prison, fera réfléchir...



Emmanuelle Praet

© La Dernière Heure 2007

# Posté le mercredi 01 août 2007 18:10

Une drague qui tourne mal (28/07/2007)

Une drague qui tourne mal (28/07/2007)
Bouboul, 22 ans, et son ami avaient regardé avec trop d'insistance la femme d'un autre...

BRUXELLES Il était 4 h du matin. Une heure où bon nombre de personnes dorment... Mais pas tout le monde. Pas Bouboul, un jeune de 22 ans, et son ami, deux Congolais, qui se trouvaient dans un café du boulevard du Midi, à Bruxelles.

D'autres clients étaient présents aussi. "Un couple d'Africains était assis à une table pas loin des deux copains", explique le porte-parole de la zone de BruxellesCapitale-Ixelles. "Les deux jeunes ont regardé avec un peu trop d'insistance la femme du client. Ce qui n'a pas plu à son ami." Le patron, sentant que le ton montait, a demandé aux clients de quitter l'établissement.

"À peine dehors, le compagnon a sorti un couteau et a blessé les deux jeunes." À l'arrivée de la police, les deux victimes gisaient au sol. "L'un des deux est grièvement blessé au thorax, les jours du second, en revanche, ne sont plus en danger."

Et l'auteur ? "Il a pris la fuite en direction de la gare du Midi avant l'arrivée de la police." Peut-être pas pour très longtemps...



E. Pr.

© La Dernière Heure 2007
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# Posté le mercredi 01 août 2007 18:03

Son Coeur Arraché par erreur!!! (29/07/2007)

Son Coeur Arraché par erreur!!!   (29/07/2007)
Instruction pour homicide involontaire après le décès à Bruxelles d'un enfant de 21 jours

BRUXELLES Selon nos infos, l'affaire fait l'objet d'une instruction pour homicide involontaire, à Bruxelles, chez le juge, Berthe Bernardo Mendez. De retour du Maroc où se sont déroulées les funérailles de l'enfant mort à Bruxelles, les parents ont fait choix d'un avocat, Me Bernard Tieleman, qui se constituera partie civile.

M. Hammouti, le papa, résume : "Le mardi matin, mon fils était pareil aux autres jours. L'après midi, mon épouse a constaté qu'il y avait un problème et elle s'est présentée dans un centre médical où, comme elle n'avait pas rendez-vous, on lui a dit, sans autre façon, de revenir plus tard. Le soir, notre fils était mort. Le lendemain, nous l'avons retrouvé à la morgue sans son coeur qu'on lui avait retiré. J'ai vu mon fils. Son coeur était à côté du corps."

M. Hammouti, le papa, n'en a pas fini : le médecin chef nous a dit qu'il y avait eu une confusion, qu'on avait retiré le coeur par erreur et qu'il en assumait l'entière responsabilité.

Les parents disent n'avoir jamais marqué leur accord mais déjà la veille, l'hôpital leur avait demandé, en insistant, qu'ils donnent leur feu vert pour l'autopsie et un éventuel prélèvement d'organes. Le médecin chef, disent-ils, a encore insisté à la morgue, demandant aux parents d'autoriser l'hôpital à prélever les valves ou valvules sur le coeur de leur fils.

Pour atténuer notre douleur, explique M. Lakhdar Hammouti, la morgue avait engagé un médiateur marocain ou tunisien et préparé des rafraîchissements.

En substance, M. Hammouti a répondu au médecin chef : "Écoutez, je parle le français comme vous. Je vous demande depuis hier de ne pas toucher à mon fils. Comment dois-je vous faire comprendre ? "

Le coeur n'a pas été remis avec le corps. Selon les parents, l'organe est resté à Bruxelles. La dépouille incomplète a été enterrée à Oujda où Mohammed, décédé à l'âge de 21 jours, a rejoint le tombeau familial. Le couple s'était marié l'an passé. "Le seul accord que nous ayions donné portait sur une radiographie et une éventuelle prise de sang."

Le parquet de Bruxelles parle d'une "erreur hospitalière" liée à la présence, à la morgue, de trois bébés, dont un dont les parents autorisaient d'éventuels prélèvements.

"Puisque le médecin chef de l'hôpital disait qu'il assumait l'erreur, je lui ai demandé de le mettre par écrit. Mohamed est décédé le 12 juin, nous l'avons enterré à Oujda et nous rentrons du Maroc : je ne trouve rien dans le courrier."

"Pas de rendez-vous ?Revenez dans deux heures"

L'affaire va plus loin. La maman, c'est vrai, s'exprime avec difficulté en français. Mais comment le centre médical auquel elle s'adressait avec son enfant malade a-t-il pu la renvoyer au prétexte qu'elle n'avait pas rendez-vous, et lui dire de repasser en fin d'après midi, dans un quartier bruxellois - celui de la place Saint-Antoine à Forest - à forte présence immigrée ?

"On lui a dit de revenir à 17 h 40. Aïcha a attendu. Quand elle est revenue avec le bébé, Mohamed était tout bleu. Le centre médical a alerté le 100 qui a envoyé deux ambulances, dont une de réanimation, mais il était trop tard."

Pour les parents, la barrière linguistique rencontrée dans une maison médicale, en faisant perdre deux heures à un enfant en danger de mort, est à l'origine du décès. Au parquet, l'instruction est ouverte pour homicide involontaire.

Gilbert Dupont

© La Dernière Heure 2007

# Posté le mercredi 01 août 2007 17:58

# Posté le mercredi 01 août 2007 17:45